LE PROJET

Faire du presque neuf avec du vieux

Pas bricoleur pour deux sous, plutôt gauche de la main droite, c'est poussé par l'envie de voyager "by fair means" que j'ai entrepris de restaurer un premier vélo (une randonneuse MBK, à découvrir parmi les autres modèles à la rubrique "Réalisations"). Après ce premier résultat aussi heureux qu'inattendu, je me suis attaqué à un deuxième vélo, puis un troisième... jusqu'à me constituer une jolie petite collection.

Une collection forcément éphémère puisque, si ces vélos mis au rebut ou vendus pour quelques poignées d'euros par leurs propriétaires ont transité dans mon atelier le temps de leur refaire une beauté, ils ont depuis, pour la plupart, été remis dans le circuit et roulent désormais des jours heureux entre les mains (et les pieds) de leurs nouveaux propriétaires... Même si je mets un point d'honneur à pédaler avec la majorité d'entre eux quelques centaines ou milliers de kilomètres, avant de leur rendre la liberté. 

Les étapes

D'abord, trouver la perle rare. En général un vélo de peu de valeur mais dont je peux soupçonner, sous la crasse et la rouille, un certain potentiel et surtout visualiser sa future résurrection selon l'inspiration du moment. Pour cela, plusieurs possibilités :

Comme à l'origine

Remettre un vélo dans sa configuration d'origine implique de fouiner sur le net à la recherche des informations nécessaires mais aussi et surtout des pièces manquantes. Pas toujours simple, souvent coûteux, éminemment chronophage, c'est pourtant une étape aussi passionnante que cruciale qui implique de se documenter et de jouer les petits détectives. Ce qui peut aussi nécessiter de faire rapatrier des pièces d'occasion de toute l'Europe, d'Asie ou d'Amérique.

Le respect des traditions

Le plus souvent cependant, je pars d'une base que je choisis de transformer d'une manière qui m'apparaît élégante, en tentant toutefois d'en respecter le style et l'allure.

Et ainsi lui conférer une nouvelle personnalité, forcément unique.

L'imagination au pouvoir

Enfin, il m'est arrivé d'imaginer un vélo en partant d'un cadre nu, pour tenter d'y greffer des éléments sinon contre-nature, du moins disparates. Rien de bien compliqué pour un mécanicien averti, plus audacieux pour un autodidacte n'ayant pas grandi avec une clé de 10 entre les mains.

Compétences

Rien de tout cela ne serait possible cependant sans les conseils et le savoir-faire de plus compétents que moi. Fabien, d'abord, à qui j'ai souvent laissé le soin de peaufiner ce que je ne me sentais pas capable de faire mais qui a depuis quitté La Pédalerie (Apt), à mon grand regret. Je me tourne donc désormais, lorsque le besoin se fait sentir, vers le magasin Absolut Bike (Coustellet), professionnels sérieux et à l'écoute, ou encore vers l'ami Antoine, un fêlé du vintage, lui aussi.

En l'état actuel de mes connaissances, je peux donc seulement prétendre être capable de déshabiller une bicyclette pour la rhabiller... selon mes goûts et mon humeur.

Ah, une dernière chose et non des moindres : la plupart des pièces utilisées sont issues de la récupération. Sans aller jusqu'à dire qu'il s'agit d'économie sociale et solidaire (tout de suite, les grands mots !), au moins cela participe-t-il à une certaine forme de développement durable...