Mercier

Vas-y Poupou !

Qui n'a pas entendu cet encouragement lorsqu'il chevauchait un vélo de course ? Mais si Raymond Poulidor demeure le plus populaire des cyclistes français, que dire du Mercier rose avec lequel il s'est illustré ? Une véritable icône. Décliné à toutes les sauces et équipé de toutes les gammes, il a fait rêver des générations d'apprentis coureurs. Et son magnétisme est encore intact, trente ans après la disparition de la célèbre marque Stéphanoise.Ce n'est donc pas sans une certaine émotion que je suis allé récupérer cet exemplaire, non loin de chez moi. Certes ce n'est pas un « Service course » du plus noble acier mais il n'en demeure pas moins classieux, avec sa peinture intacte, ses roues à boyaux et sa fourche pantographiée.Nonobstant le collier de dérailleur en delrin qui m'a pété entre les doigts, la selle bonne pour la poubelle et la colle des boyaux déterminée à faire corps aux jantes à la vie à la mort, j'ai pu malgré tout lui rendre son brillant de l'époque et son équipement d'origine à force d'efforts et de recherches sur internet. Et avec le concours de Ludo, d'Absolut Bike, toujours prompt à terminer ce que je n'ose faire (ou que j'ai la flemme de faire...).

Deux ans après la disparition du plus célèbre des éternels seconds (un titre assez injuste, il n'y a pas que le Tour de France dans la vie et Poulidor a quand même gagné un paquet de courses !), ce Mercier rose et tout ce qu'il incarne est prêt à reprendre la route !